Marianne Sawan

Mère de famille Laurentienne, d’origine libanaise, Dr Marianne Sawan Zakharia a toujours aimé écrire. Dans ses temps libres, entre ses projets comme consultante en eLearning, son emploi pour une grande compagnie aérienne et l’éducation de ses trois enfants, elle s’évade en écrivant ses romans. Son deuxième vient tout juste de paraître. Après une longue thèse, son premier roman Le lilas de David et son récent, Le gardénia de la cave ont l’originalité d’inclure des expressions familières en Libanais, des poèmes en français et en arabe (traduit) et racontent des histoires d’amour inaccompli. Ses héros et héroïnes sont des Libanais déchirés par des guerres, des séparations, des clivages sociaux et économiques et autres différences. Ils se retrouvent après de longues années pour se ressourcer et revivre leur amour.
«Mes histoires sont purement imaginaires. Je m’inspire de mon patrimoine. Ce n’est pas autobiographique, mais réaliste et biographique. Mes lecteurs et lectrices me disent que mes livres les replongent dans un univers bien familier, authentique et vécu”, mentionne la romancière, dont les histoires ont une résonnance au Québec, au Liban et en France.
D’ailleurs, ses romans ont été publiés et publicisés dans ces pays.
L’écriture
Marianne Sawan a toujours aimé écrire. Une fois au Québec, elle a complété une maîtrise aux HEC, en commerce électronique, puis un doctorat à l’Université du Québec à Montréal en Science, technologie et société.
«Écrire pour des sujets scientifiques ou technologiques est un devoir professionnel, mais écrire pour des romans est un divertissement, ça me détend. J’écris parce que j’aime ça, pas pour en faire une carrière. Parfois, j’y consacrais deux heures ici et là. Lorsque j’avais de l’inspiration, j’écrivais. Ensuite, c’était comme un puzzle et en regroupant les morceaux, j’ai bâti mes romans», explique Marianne Sawan.
Son parcours
Elle est née au Congo de parents libanais. Son père était enseignant de français à Kinshasa pour le compte de l’UNESCO. À l’âge de trois ans, elle et sa famille sont retournées vivre au Liban. Ils y sont restés, malgré la guerre. À l’âge adulte, elle et son mari ont décidé, en 1997 de venir s’installer au Québec.
«Même si nous avions de bons emplois nous n’étions pas heureux là-bas. Nous avions vécu des guerres atroces! Pour l’avenir de nos enfants, il nous fallait immigrer dans un pays plus développé. Nous vivions dans la crainte», précise la romancière.
La romancière qui a aussi écrit des recueils de poésie et des ouvrages scientifiques se sert également de ses romans pour soulever des questions d’ordre social.
«Encore aujourd’hui, les jeunes filles n’ont pas toujours la liberté de choisir. L’éducation les oriente mal et les principes sont si élastiques! Dans mes romans, il y a aussi une réflexion profonde sur les sociétés, une invitation à réfléchir sur notre culture, nos religions, nos croyances, nos choix et nos principes. C’est plus profond qu’un simple roman», explique Marianne Sawan qui met à profit ses études approfondies en sociologie.

Le gardénia de la cave. Publié aux Éditions Persée-Hachette et est accessible en ligne partout.